Graines de Poètes 2017

 

Graines de Poètes est un prix littéraire proposé a tous les élèves de Marmontel et de Pompidou : chacun pouvait écrire un poème sur n'importe quel sujet d'une page maximum. La date limite de retour des poèmes était le 20 janvier 2017 au CDI.

 

Un jury dans l'établissement a choisi les 7 meilleurs poèmes en février 2017 et un jury départemental a élu les gagnants le 14 mars 2017. Des bons d'achat de livres sont à gagner. Un recueil des meilleurs poèmes a été publié.

 

Le palmarès 2017 du jury interne au lycée est :

 

1. Visages innombrables de Quentin Mesquita, 1S

2. Etoile de Noémie Hernandez, 1S

3. Miroir, miroir d’Antoine Hanusiak, 1L

4. Le trépas d’un roi de Clément Delarbre, 1S

5. 00:52 très fatigué… de Pierre Lippens, 1S

 

Florilège

 

1. Une énigme d'Elodie Deffrasnes, 2nde GA

2. Monsieur "Je" de Pierre Lippens, 1ère S

 

Article sur le Cyberjournal : Ici

 

Article Site de l'Académie : Ici

Les meilleurs poèmes du lycée 2017

 

 

Le trépas d’un roi

 

D’une terrible infection

Dans un élan d’effroi

Virent les conseillers du roi

La mort emporter le lion

Il a fallu peu de semaines

Pour que la maladie se propage

De son corps jusqu’à ses veines

Dans son âme en faire un ravage

Alors, le peuple animal accourut

À la nouvelle de ce sinistre présage

Que la mort avait voulu

Emporter le plus grand roi de tous les âges.

 

Ce fût quelques jours après

Que quelques rats peu honorables

De régions voisines comme reculées

Vinrent réclamer le trône du roi

Tous furent rejetés hors du territoire

Et la cour trouva presque au hasard

Quelques lointains descendants du roi

Qui du trône ne s’en priveraient pas.

 

Un lointain cousin venant des terres sauvages

Vit ce peuple en grand désarroi

Chez qui la famine faisait rage

À qui les voleurs dictaient la loi

Il apporta son or et son armée

Et les présenta à la populace

Qui, aussi maigre que leurs besaces,

Fut à coup sûr charmée.

 

Une cousine lointaine des anciennes contrées

Vit ce peuple perdu, désespéré

Dépouillé de son cœur, dépouillé de son or

Marqué au visage par le sourire de la mort

Voulant apporter l’amour et la paix

Elle vint l’éclairer de sa fine pensée

Mais malgré la justesse de ses discours

Elle ne put à la fois persuader le peuple et la cour.

 

Ces deux-là se tinrent en assemblée

Et l’on décida sans perdre de temps

Non pas que l’argent ne faisait point le bonheur

Mais que le bonheur ne faisait point la fortune des gens.

 

Amour et bonté ne sont que mirages

Dans un monde sans foi ni loi,

Bien que ces deux parfois soulagent

La pensée de vivre dans ce monde-là.

 

Clément Delarbre, 1S, Prix Orphée du lycée de Mauriac

 

 

Visages innombrables

 

Au milieu des décors décousus

J’attends mon moment,

Derrière le voile de tissus

Un monde de lumière bienveillant

 Je suis un monstre mythique,

  L’homme que les masques encombrent

  Et tout en étant unique

  Je reste dans le monde des ombres

Qui suis-je ?

Je suis qui je veux

Je suis le roi ubuesque

Je suis la suicidaire aux frères morts

Je suis l’Avare de Molière

Je suis le valet multicolore

 Trois coups viennent d’être frappés,

  Ce sont les âmes pures censées me juger

  Peu à peu, le silence survient,

  La séance commence enfin

 Alors qui suis-je ?

Je suis le roi incestueux

Je suis la sorcière Célestine

Je suis le ministre amoureux

Je suis la statue parlante divine

Car je suis tout, mais surtout je suis imaginaire

 

Un rai de lumière apparaît

Et le rideau est tombé

Sous leurs regards insistants,

Je me sens enfin vivant…

 Venez assister aux derniers instants

  Du monstre inexistant

  Cela signe la fin de ma vie,

  Mais qu’importe car je suis…

  ...L’homme aux visages innombrables.

 

 Quentin Mesquita, 1S

 

 

Une énigme

 

Une énigme s’est posée

Ma tête s’est souvent remplie de tracas

Plein de questions me sont venues

En mémoire j’ai plusieurs cas.

 

Que veut me dire par là

Cette phrase qui hante mes pensées

Il s’agit d’un sujet délicat

Et personne ne veut en parler.

 

Mais rassurez-vous

Me voilà

Pour assumer mes pensées

Ce cas

C’est la mort et l’anonymat

Et cette phrase prévoit un danger.

 

Elodie Deffrasnes, 2nde GA

 

Les couvertures des recueils

Les jurys des années précédentes